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Zenith Vehicle Contracts : plus d’actifs que de liquidités

L’opération « Sale & lease back » libère des capitaux pour le MBO

« Dans la vie, il y a des choses plus importantes que de constamment s’interroger sur sa taille », déclare Andrew Cope, CEO de Zenith Vehicle Contracts. « Nous gérons simplement nos affaires à notre propre rythme. » Non sans succès, semble-t-il, car le fleet management specialist britannique déterminé s’est forgé, en dix-huit ans, une position de niche forte. Pour y parvenir, il a notamment dû passer par deux management buy-outs-financés sans sacrifier l’autonomie de l’entreprise.

« Pas le meilleur marché »

Depuis son port d’attache à Leeds, Zenith Vehicle Contracts gère quelque 15 000 véhicules. Ce n’est donc pas un acteur gigantesque, mais le fichier clients reprend tout de même un certain nombre de beaux blue chips comme DuPont, Ernst&Young ou BUPA. « Notre objectif n’a jamais été de devenir le gestionnaire de parc automobile le moins cher du marché », précise Andrew Cope. « Zenith ne joue pas la carte des prix, mais prise la qualité des services, l’innovation ainsi que la valeur ajoutée. Aussi étonnant que cela puisse paraître actuellement, nous étions, à l’époque, l’une des premières entreprises à recourir régulièrement à l’e-mail et à la technologie en ligne. »

Les années précédentes, Zenith s’est notamment mise en évidence par ses programmes employee car ownership, une formule fiscalement intéressante en Grande-Bretagne, qui permet à un travailleur de devenir propriétaire de son véhicule d’entreprise. Récemment, l’entreprise a lancé un système permettant à un employeur de vérifier en ligne la validité du permis de conduire de ses travailleurs. Ce n’est pas un luxe superflu, puisque le nombre croissant de radars implique de plus en plus de retraits de permis chez les Britanniques. Selon des chiffres récents, il s’agirait même d’un conducteur sur 500.

Small is beautiful

L’histoire de la création de Zenith en dit long sur sa culture d’entreprise. En 1989, une importante entreprise de location de véhicules a repris la petite entreprise de leasing britannique CD Bramall Contract Hire. Les membres du management de Bramall quittèrent la société ensemble. Non seulement parce qu’ils étaient attachés à l’ambiance et à la structure horizontale d’une petite entreprise, mais aussi parce qu’ils pensaient pouvoir offrir, en tant que partenaire de moindre envergure, un meilleur service. Zenith Vehicle Contracts était née.

Ne pas céder les rênes

Andrew Cope était l’un des employés de Bramall à franchir le pas vers Zenith, bien qu’il ne fût pas actionnaire à l’époque. « D’un jour à l’autre, je suis passé du poste de collaborateur des ventes à celui de membre du conseil d’administration », déclare-t-il. « Un bon élan pour moi et pour notre premier management buy-out en 2003. Les fondateurs voulaient se retirer parce qu’ils avaient mené l’entreprise aussi loin qu’ils le souhaitaient et approchaient de l’âge de la retraite. »

Le management voyait le buy-out d’un bon oeil, mais il était évident que l’opération pourrait avoir d’importantes implications quant aux coûts. Mark Phillips, Chief Financial Officer de Zenith, un autre vétéran, commente : « Notre indépendance et notre approche « différente » ont toujours été nos atouts. Pour cette raison, nous souhaitions, en tant que managers, assurer l’avenir de Zenith sans en céder les rênes. » En d’autres termes : sans devoir trop s’appuyer sur un bailleur de fonds externe.

Vente et crédit-bail

Lors de notre premier MBO, nous devions générer des liquidités afin de pouvoir conclure la transaction. Plus facile à dire qu’à faire, car ni l’entreprise ni le management ne possédaient des ressources suffisantes. « Nous disposions toutefois d’un sérieux atout », poursuit Andrew Cope.
« Nos 700 véhicules financés avec nos fonds propres. En libérant les capitaux que représentaient ces véhicules de manière avantageuse sur le plan fiscal, un grand pas serait déjà franchi. Nous avons contacté plusieurs institutions financières, et Fortis Lease fut la première à nous proposer une solution adéquate. Une opération vente et crédit-bail. Cinq semaines ont suffi à boucler les démarches administratives - de l’évaluation de notre parc automobile aux précisions relatives à tous les aspects juridiques et fiscaux. »

Mark Philips : « L’opération vente et crédit-bail nous a permis de libérer 6,4 millions GBP (9,5 millions EUR) pour le buyout, en combinant les véhicules et les contrats de location de nos clients. Une méthode efficace et très économique pour agrandir notre marge de manoeuvre financière. En fait, nous avons utilisé nos véhicules et nos contrats de location en guise de gage d’un financement avantageux. Un crédit bancaire ou un financement intermédiaire (prêt à remboursement différé sur cinq à dix ans qui n’est remboursé qu’après le crédit bancaire régulier) pour le même montant nous aurait coûté nettement plus. »

Une croissance rapide mais interne

Aujourd’hui, le management de Zenith Vehicle Contracts possède 61% des actions. Andrew Cope et ses collègues peuvent donc continuer à marquer le développement de l’entreprise de leur empreinte. « Dans les cinq années à venir, nous souhaitons doubler la taille de notre entreprise », explique-t-il. « Une croissance rapide que nous entendons réaliser en interne. Zenith est de plus en plus souvent approchée par des clients de taille moyenne à grande. Ainsi, un nouveau contrat typique de 500 véhicules représente du point de vue du chiffre d’affaires 5 à 10 millions GBP. Des acquisitions nous autoriseraient une croissance nettement plus rapide. Cependant, les acquisitions peuvent s’avérer risquées, elles signifient souvent « 2 + 2 = 3 », en lieu et place du « 2 + 2 = 5 » escompté. Nous menons notre propre barque et, pour Zenith, cette méthode de croissance s’avère la plus simple et la plus efficace. »
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